Quand la création contemporaine devient utile

Au Grand Palais, une dizaine de peintres parmi les plus célèbres du monde se réunissent pour vendre leurs oeuvres au profit d'Amnesty International.
Par Nikita Dmitriev
box one

Grâce à l'association philanthropique Thanks for Nothing, l'art se met au service des droits de l'Homme. « Au Grand Palais, l'exposition Art 19 - Box One présente des oeuvres d'une dizaine de plasticiens de renommée mondiale, et les fonds, accumulés à la suite de leur vente, seront transmis à Amnesty International », explique Anaïs de Senneville, chargée de mécénat au Musée d'Art Moderne de Paris et co-fondatrice de l'association. « Ceci permettra de financer un programme destiné à soutenir la crise des réfugiés », ajoute-t-elle. Parmi les pièces en vue, on trouve une sérigraphie abstraite de Gerhard Richter, rappelant Le Jardin des Délices de Jérôme Bosch, le dessin d'Ilya Kabakov faisant référence à l'avant-garde soviétique, ainsi que le poster de William Kentridge avec la phrase « God's opinion is unknown ». À la suite de son édition parisienne, l'exposition voyagera au MAMCO à Genève et au DOX Centre d'art contemporain à Prague. Fondée par Marine Van Schoonbeek, Blanche de Lestrange, Anaïs de Senneville, Charlotte Von Stotzingen et Bethsabée Attali à Paris, Thanks for Nothing importe sur le sol européen la belle tradition américaine des fundraisers artistiques. A l'actif de l'association, une vente aux enchères des oeuvres d'art contemporaines au Palais de Tokyo en 2017, une soirée de performances et collecte de fonds sur le pont Alexandre III lors de la Nuit Blanche en 2018, ainsi que le colloque « Art et Engagement » au Louvre en septembre dernier. 

 
L'exposition «Art 19 - Box One» au Grand Palais est ouverte le 14 décembre entre 10h et 20h.
visuel: Ilya Kabakov, «We Are Free!», 2018 
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