Vive le pathos!

Remous littérature
Par Oriane Jeancourt Galignani

remous janvierDeux romans jouent le pathos en cette rentrée : Réparer les vivants de Maylis de Kerangal et Le Chardonneret de Donna Tartt. Là où la première sublime le genre, la seconde s'empêtre dans une crème larmoyante. Confrontation.

« Ce livre sombre dans le pathos », jugement sans appel venant régulièrement condamner un livre. Qu'a-t-il fait ce brave mot grec pour être ainsi jugé par le sens commun aussi nocif que la hausse fiscale ou l'huile de palme ? C'est bien de pathos dont nous parlons, de cette « affectivité, émotion et art de la séduction » chère à Platon, cette obsession cornélienne qui échevèle le xviie siècle. Quatre siècles plus tard, «C la cause est entendue, Phèdre est une hystéro, le pathos, un agent de la grandiloquence, du show-off, irréconciliable avec notre littérature d'émoi a minima. C'est pourtant ce registre pathétique que l'on retrouve dans deux romans de ce mois de janvier : Réparer les vivants de Maylis de Kerangal et Le Chardonneret de l'Américaine Donna Tartt. 

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