Finissez l'année en classiques

Bienvenue dans ce dossier classiques, aux allures baroques et touche-à-tout. Au catalogue, un récit de voyage incroyable d'un des plus grands explorateurs du pôle Nord, Nansen. Mais aussi une rencontre avec les désormais patrimoniaux Peter Fonda et Werner
Par Dossier coordonné par Vincent Jaury et Oriane Jeancourt Galignani

fondaTransfuge a rencontré l'icône des années trip, monsieur Easy Rider himself : Peter Fonda. Où il est question de Harley Davidson, d'Henry Fonda, de réglisse et de château en Bretagne... 

introduction et propos recueillis par Jean-Paul Chaillet

Rendez-vous ce 30 septembre avec Peter Fonda, non pas dans son hacienda de Pacific Palisades, mais à Zurich où il est de passage, invité de marque de la dixième édition du Festival du film. L'entretien a lieu à bord d'un bateau amarré au Pier 7, restaurant flottant sur la paisible rivière Limmat où les cygnes évoluent nonchalamment sous la bruine. « De combien temps dispose-t-on ? » demande-t-il avec un large sourire et un rapide coup d'oeil à sa montre en précisant que cette Body and Soul édition limitée lui a été offerte par le fondateur de Swatch. « Rien ne vaut l'horlogerie suisse. » À soixante-quatorze ans, il reste une légende à part. À son actif, une filmographie chaotique et bien remplie dont Easy Rider reste évidemment le fleuron emblématique. L'ex-rebelle d'Hollywood aime parler. Volubile et rarement à court d'anecdotes, même si on se doute qu'il les a toutes racontées plus d'une fois, probablement avec quelques variantes. Qu'importe, on l'écoute sans s'ennuyer. Souhaite-t-il boire quelque chose avant de commencer ? « Pourquoi pas un mélange café latte Valium vodka ? » plaisante celui dont les excès carabinés des sixties ont été bien documentés et qui ne touche plus à l'alcool et la drogue depuis longtemps. Silhouette sportive en polo noir ras du cou et pantalon de toile beige, il ne paraît pas son âge. Conversation à bâtons rompus avec l'iconique Captain America dont le regard très bleu restera dissimulé derrière ses lunettes fumées.

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