Dossier New York

Des avant-gardes et de quelques isolés
Par Coordonné par Vincent Jaury et Oriane Jeancourt Galignani

dossierNew York, un rêve d'écrivains ? Oui, le lieu des projections les plus folles de la littérature des xxe et xxie siècles. Les avant-gardes ne s'y sont pas trompées : la Beat Generation, le Nouveau Roman ou le postmodernisme ont réinventé la ville. À l'occasion de la parution du recueil de nouvelles, Le New York des écrivains (Stock), Transfuge vous plonge dans ce New York à la pointe de la littérature. De Jack Kerouac à Don DeLillo, en passant par William Gaddis, Alain Robbe-Grillet ou Claude Simon, vertige annoncé. 

Debout ou à genoux, New York est un mouvement. La ville se veut une course en avant, à la pointe de l'Occident. Pour beaucoup, New York a été le symbole de cette urgence de la modernité, à laquelle il faut se confronter, pour en revenir, neuf. Quand on a commencé ce dossier, on a tout de suite pensé à ces écrivains du New York moderne : Henry Roth ; Kafka qui dans L'Amérique en fait le lieu où son Karl « s'oublie » ; Stephen Crane. Sans compter les plus célèbres des résidents contemporains : Philip Roth et Paul Auster. Une telle urgence règne dans cette ville que la modernité se dépasse elle-même. C'est ce second moment de la littérature new-yorkaise qui nous a intéressé. Alors l'un d'entre nous, en passant, a cité Robbe-Grillet et son Projet pour une révolution à New York. En 1970, l'auteur présentait ainsi son livre : « New York est à la fois une vraie ville de béton armé et la ville imaginaire de nos rêves, ou du rêve des Américains euxmêmes, la capitale de l'argent, des organisations louches, de la prostitution, du vice, de la drogue, (...) avec le métro où l'on assassine impunément, l'incendie qui ravage d'un coup les buildings gigantesques, éléments mentaux dont la double origine sexuelle et mentale me paraît évidente. » Suivre la piste du Nouveau Roman dans New York, c'est découvrir une ville déconstruite, telle qu'elle apparaissait déjà chez Dos Passos et qu'elle réapparaît chez les postmodernes. Un autre, dans la rédaction de Transfuge, a prononcé le nom de Robert Coover. Nous savions que nous étions cuits : prêts pour faire un dossier sur New York et ses écrivains les plus borderline.

[...]

EXTRAIT... ACHETER CE NUMÉRO


Retour | Haut de page | Imprimer cette page | Envoyer à un ami