THE JANE DOE IDENTITY

D'André Ovredal, avec Emile Hirsh, Brian Cox, Ophelia Lovibond...
Par Frédéric Mercier

jane doeUn père et son fils, tous deux médecins légistes, doivent analyser dans leur cave le cadavre d'une jeune fille sans identité et qui a été retrouvée enterrée dans la cave d'une maison. A partir de ce postulat simple, le réalisateur norvégien de The Troll Hunters réussit la prouesse de renouveler le genre du huis clos horrifique. Le mal n'est plus à l'extérieur pour menacer les deux protagonistes mais à l'intérieur, dans la salle d'opérations. Pire, le mal est dans ce cadavre qu'il s'agit d'ausculter en profondeur. Inversion aussi simple que géniale des termes pour déplacer la peur. Insérer le mal dans un corps immobile, au visage extatique, permet de concentrer l'action dans un rayon réduit, sans aucun appel d'air. Ce qui fait de ce petit film, aussi modeste qu'efficace, à la manière d'un train fantôme, l'un des plus effrayants films d'horreur de ces dernières années. 

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