Réparer les vivants

De Katell Quillévéré, avec Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval...
Par Frédéric Mercier

reparer les vivantsDe la greffe. Greffe des organes d'abord d'un jeune garçon décédé des suites d'un AVC à une femme atteinte d'une terrible maladie. Greffe ensuite réussie de la littérature au cinéma : en adaptant le roman à succès de Maylis de Kerangal, la réalisatrice de Suzanne invente des images sidérantes : fondu enchaîné de l'océan à la route qui se mêlent l'un l'autre après une incroyable virée en surf au ralenti à l'intérieur des vagues. Étonnante façon aussi d'organiser la narration à la manière d'un film choral où, épisode après épisode, de nouveaux personnages viennent s'y greffer, composant un choeur. Quillévéré a aussi le talent de diriger avec douceur tous ses comédiens, les plus célèbres (Tahar Rahim, Anne Dorval, Emmanuelle Seigner, Alice Taglioni) comme les seconds rôles. OEuvre d'équilibriste, à deux doigts du tire- larmes mais toujours rattrapé de justesse par sa précision documentaire, Réparer les vivants  est un film organique, vivace.

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