MAI MORIRE

D'Enrique Riveiro avec Margarita Saldaña, Amalia Salas...
Par Ilan Malka

mai morireChayo, femme d'âge mûr, revient dans la campagne mexicaine pour s'occuper de sa mère centenaire et mourante. Cet effort devient vite un sacrifice qu'elle accepte avec abnégation. Ce deuxième longmétrage mexicain déroute par son refus de se rendre aimable. Il faut accepter la respiration d'une suite de séquences doucement énigmat iques, et d'un montage qui alterne scènes très contemplatives et instants cauchemardesques, sans al ler dans la pure narration. La virtuosité de la mise en scène parvient pourtant à donner chair à des personnages perdus entre la vie et la mort, presque déjà passés dans l'au-delà. Alors qu'ils sont dans un moment tragique de leur existence, ils s'appuient sur leurs croyances religieuses pour accepter leur destin. L'atmosphère du lieu, magni f iquement photographié, renforce encore cette mystique étrangeté qui plane. Mai Morire signifie «ne jamais mourir», t itre approprié pour ce délicat film de fantômes.

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