Le Ruisseau , le pré vert et le doux visage

De Yousri Nasrallah, avec Laila Eloui, Mena Shalaby, Bassem Samra...
Par Ilan Malka

ruisseauL'Egyptien Yousry Nasrallah poursuit l'exploration originale de son pays entamée dans ses films précédents. Il signe ici une toile impressionniste d'un peuple, qui malgré l'oppression, les mariages arrangés ou les querelles sanglantes entre familles, désire profiter des plaisirs de l'existence, aimer, manger, rire. Le Ruisseau... est centré sur une famille de cuisiniers. Les deux fils sont promis à des femmes mais en aiment d'autres. Ils doivent également lutter contre des mafieux qui veulent racheter leur commerce. Les comédiens ont tous un évident plaisir à jouer ensemble des personnages exubérants. Les couleurs vives, le mélange de réalisme et de légèreté voire de kitsch assumé, de romantisme et de violence sèche, font de ce film un objet déconcertant qui séduit par son aspect foisonnant. Ce pourrait être un scénario de Marcel Pagnol tourné à la sauce Bollywood par un auteur sociologique... autant dire une vraie curiosité.

 

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